Louis découvre que quelqu’un publie sur Internet en son nom. La sidération et la colère font bientôt place à la peur, quand le jeune homme réalise que ce n’est pas la seule partie de son identité qui lui a été volée. Quel individu ou quelle organisation se cache derrière cette machination et pourquoi ? Louis est-il seul à prêter malgré lui son nom à des activités et engagements suspects ? D’autres victimes émergent bientôt, au fil d’un vertigineux récit choral.
Pour en tirer les fils, Chloé Dabert déploie un langage déjà éprouvé avec succès dans Le Firmament, créé au CENTQUATRE-PARIS en 2022, marqué par des jeux d’échos avec le cinéma, un sens consommé du décor et une direction d’acteur aiguisée. Après avoir mis en scène des textes de Lucy Kirkwood et Dennis Kelly, la metteuse en scène se tourne ici vers la première pièce de la jeune autrice québécoise Lucie Boisdamour. S’y croisent des sujets brûlants d’actualité, de la place des réseaux sociaux dans nos vies à notre rapport à la démocratie.