« Figurez-vous un mari dont la femme, une suicidée qui s’est jetée par la fenêtre il y a quelques heures, gît devant lui sur une table. Il est bouleversé et n’a pas encore eu le temps de rassembler ses pensées. Il marche de pièce en pièce et tente de donner un sens à ce qui vient de se produire, de se « remettre les idées dans le mille ». »
Fédor Dostoïevski introduit ainsi, dans sa note d’auteur, la trame de La Douce. C’est de ce récit que Lionel González s‘est inspiré. Un homme se parle à lui-même, se raconte l’histoire, essaie de découvrir la raison de ce geste désespéré. Ce monologue introspectif le plonge au plus profond de ses souvenirs et l’emporte dans un maelström d’émotions contradictoires. D’abord désordonnée, sa pensée s’organise peu à peu. Le passé qu’il ressasse en une longue bataille intérieure, brutale et bouleversante, le mène à la découverte de la vérité.
Lionel González traverse cette nouvelle dans le présent du plateau et mêle son geste à celui de Jeanne Candel, plastique et performatif, et à celui de Thibault Perriard, musical et sonore, comme invisible qui circule et qui relie. C’est à cette veillée-là que les spectateurs sont conviés.
Prix:
2 route du Champ de Manoeuvre 75012 Paris, Paris
Du 18 janvier 2024 au 27 janvier 2024